Un, deux, trois… Soleil !

La descente le long du fleuve Mackenzie depuis Inuvik s’est faite beaucoup plus vite que je ne me l’étais imaginée, les conditions météo ayant été quasi idéales. Suffisamment de soleil pour recharger les batteries de Icade, un vent parfois contraire mais qui a chassé les moustiques sanguinaires, et un courant portant nous facilitant la route… Que demander de plus ! J’en ai profité au maximum, car je sais que la Mer de Beaufort puis le Golfe d’Amundsen seront une toute autre affaire. 

 

Désormais la fête est finie et Icade et moi allons rentrer dans le vif d’un sujet beaucoup plus complexe. Tous deux en avons déjà fait l’expérience dimanche soir alors que pensais pouvoir reprendre la route vers  le cap Dalhousie. J’avais fait un petit point météo avec Peter Semotiuk ( depuis 2014 il me route, ayant une grande et précieuse connaissance du  Passage), un  vent de Nord-est était attendu, mais rien de très méchant…

 

Au final, Icade et moi nous sommes retrouvés dans un bon 20-25 noeuds établi, un fort courant contre, et une mer puissante que la présence des bancs de sable tout le long de la péninsule, ébouriffait sans ménagement. Bref après deux heures de combat, voyant mes batteries qui faiblissaient à vue d’œil, je me suis décidée à virer pour rentrer au port. Quelques sueurs froides à l’idée que le moteur s’arrête faute d’énergie, mais malgré les déferlantes qui poussaient le bateau travers à la vague, menaçant à chaque instant de nous faire chavirer, nous avons retrouvé Tuktoyaktuk et notre ponton tout de guingois qui m’a alors semblé, divinement beau et incroyablement confortable. 

 

Me voilà donc à nouveau en stand-by, attendant qu’une fenêtre météo correcte pointe le bout de son nez. Correct, dans mon cas, c’est au moins deux jours de soleil afin que je puisse remonter le long de la péninsule de Tuk, tout en continuant à charger les batteries et sans avoir à faire escale. En effet, sur plus d’une centaine de kilomètres, cette terre est protégée des assauts de la mer de Beaufort par d’impressionnants bancs de sable qui semblent nous tendre les bras pour qu’on vienne s’y échouer. Rien que d’imaginer la scène, j’en ai des frissons ! 

 

Mais je n’en suis pas là pour le moment et je veux mettre toutes les chances de mon côté pour franchir ce Cap Bathurst que je miroite depuis 4 ans déjà. 

 

À très vite pour de prochaines nouvelles…

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