Vous reprendrez bien un peu de glace ?

La fin du mois de juillet approche à grands pas et les glaces ne semblent pas vouloir faire de trêve estivale dans cette région de l’Arctique. Peut-être essayent-elles de résister là où elles le peuvent encore ? En tout cas, elles sont bien présentes, tout autour de nous et nous rendent la vie parfois difficile. Cheminer à  travers ce dédale d’énormes blocs qui se déplacent sans cesse n’est pas de tout repos. Les yeux rivés aux jumelles, j’essaye tant bien que mal de deviner le chemin à prendre, mais souvent je dois faire demi-tour, slalomer, éviter les collisions et trouver une autre voie. A ce rythme, Icade et moi ne battons pas des records de vitesse, mais nous allons notre petit bonhomme de chemin, et ce n’est déjà pas si mal.

Il y a quelques jours je me suis fait une belle frayeur lorsque tout à coup le moteur s’est arrêté au beau milieu de nulle part et sans avoir eu aucun signe de faiblesse auparavant. Je me suis retrouvée à dériver pendant un long moment tandis que j’essayais de régler le problème et j’ai été ravie de croiser sur ma route une belle plaque de banquise à laquelle j’ai pu amarrer Icade. Par je ne sais quel miracle, le moteur est reparti, donnant quelques signes de faiblesse malgré tout et ainsi, j’ai pu atteindre une petite île où faire escale.

Grâce à Yannick ( Naviwatt) et Vincenzo (CSEM) contactés  par téléphone, nous avons identifié le problème et isoler la batterie défectueuse. Mille mercis à  tous les deux pour votre aide et vos précieux conseils ! Les conversations via téléphone satellite sont déjà une aventure en elles-mêmes, alors quand il s’agit de se comprendre sur des sujets aussi précis que la connexion de batteries, je vous laisse deviner la complexité  de l’opération !

Une batterie en moins, ce n’est pas la fin du monde, mais c’est une petite contrariété supplémentaire dont il va falloir s’accommoder.
Heureusement, il me reste encore quelques tablettes de chocolat pour compenser ces couacs et savourer un peu de douceur quotidienne. Cela dit, le stock diminue dangereusement et je doute fort de croiser quiconque sur ma route qui puisse m’en offrir. Ici, l’humain se fait rare.

À très vite pour de prochaines nouvelles…

2 COMMENTS
  • Herve Collet
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    Enfin, j’ai trouvé votre site internet. Désolé de vous avoir raté à Calgary et d’apprendre que le départ a été retardé par le McKenzie, la glace et le temps. Jolie photo des Smoking Hills que je n’ai pas revue depuis 1967 lorsque j’étais dans la région de Bathurst Penninsula. Bonne chance, bon courage et surtout bon vents préférablement de l’ouest en direction de Cambridge Bay.

  • Christian Rennes
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    J’ai manqué cet épisode de vos pérégrinations; mon regret est de ne pas vous avoir envoyé un petit mot d’encouragement. Ceci pour vous dire que vous ne quittez pas nos pensées. Les soucis techniques ne vous sont décidément pas épargnés, espérons qu’il n’y en aura pas d’autres majeurs ! Merci de vos nouvelles, vous écrivez merveilleusement bien. A bientôt .

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